L’immobilier ancien face à la loi de finances pour 2010 : Quel avenir ?
A l’occasion des annonces faites dans la presse, à l’aube de la
présentation du projet de loi de finances pour 2010, la FNAIM
s’interroge très sérieusement sur l’avenir réservé à
l’investissement locatif ancien et à l’immobilier ancien en général
qui semblent faire les frais des contraintes budgétaires.
1. En tout premier lieu, s’agissant de la taxe professionnelle,
la réforme doit être juste et équitable :
Si la compétitivité de nos territoires doit passer par un allégement de
la taxation des investissements qui y sont réalisés, pour autant cela
ne doit pas se faire au prix du sacrifice de l’investissement locatif.
Car en effet, en l’état actuel du projet, la future « CLA », ou cotisation
locale d’activité, qui sera due par toute personne physique ou morale
qui exerce habituellement une activité professionnelle non salariée,
sera étendue aux activités de location ou de sous-location
d’immeubles. Pour élargir le champ d’application actuel de la taxe
professionnelle, les activités de locations d’immeubles nus ou
meublés seront réputées exercées à titre professionnel.
Ainsi, au motif de vouloir supprimer une « distorsion » entre les
locations meublées, actuellement dans le champ de la taxe, des
locations nues, actuellement hors champ de la taxe, le projet de
réforme de la taxe professionnelle envisage d’assujettir à la
nouvelle contribution toutes les activités de location
d’immeubles pour autant que les recettes brutes qu’en retire le
contribuable soient supérieures à 15 000 euros.
Force est de constater que le souhait de gommer une distorsion met
le bailleur privé au rang des entrepreneurs, sans par ailleurs lui en
accorder tous les avantages, bien au contraire !
La liste des impôts qui pèsent sur les revenus locatifs tirés des
locations nues est déjà longue : droits de mutation à l’acquisition, taxe
foncière, taxe d’habitation, impôt sur le revenu, prélèvements sociaux,
ISF, plus-value à la vente, prélèvements sociaux sur la plus-value.
La nouvelle contribution locale d’activité est un impôt de trop,
dissuasif, qui pèsera encore plus sur les taux de rentabilité des
investisseurs et découragera les candidats au détriment de l’offre
locative privée.
2. De même, est-il légitime de sacrifier les plus-values
immobilières au motif qu’il faut soumettre tous les
revenus aux cotisations sociales ?
L’imposition aux prélèvements sociaux des plus-values
immobilières exonérées serait un frein supplémentaire à
l’investissement immobilier et à l’intérêt patrimonial que présente
ce secteur. Au-delà de la portée négative que cette mesure pourrait
avoir sur les prises de décisions des vendeurs après quinze années
de détention, imposer aux prélèvements sociaux les plus-values
constatées après une telle période de détention pose un réel
problème d’assiette eu égard à la suppression du coefficient d’érosion
monétaire ; rappelons qu’il a été remplacé par l’abattement de 10%
par année de détention au-delà de la cinquième, et qui ici perdrait de
son sens.
Constructeurs de maisons individuelles en Charente
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