Dubai World : vers un moratoire à la mi-janvier ?

dubai_world_logo_18.jpgSelon une source bancaire proche du dossier, comme on dit poliment, Dubai World pourrait présenter une demande de moratoire dès le début de l’année 2010.

Des rumeurs qui voient le jour alors que dimanche, le journal National Daily affirmait quant à lui, en citant des sources anonymes, que le conglomérat pourrait rembourser complètement ses créanciers.

Rappelons que Dubai World est actuellement à la recherche de moyens lui permettant de restructurer 22 milliards de dollars de dette (15,3 milliards d’euros).

Le conglomérat public souhaite également restructurer les créances de ses principales entreprises de promotion immobilière : Nakheel et Limitless World.

Pour ce faire, il vient, en une première étape, de présenter l’état de ses finances à près de 90 de ses créanciers. Selon Dubai World, la dette de Nakheel serait d’environ 9 milliards de dollars. Sa dette totale s’éleverait à 40 milliards de dollars.

Selon la source émanant des milieux bancaires, le conglomérat souhaite désormais “faire une demande de moratoire pour mi-janvier, aux fins d’officialisation fin janvier”.

Les banquiers s’attendent à ce que Dubai World propose de rallonger la maturité de sa dette d’au moins une année, voire davantage.

Avant la réunion de lundi, le ministre de l’Economie des Emirats arabes unis, le Sultan ben Saïd al Mansouri a annoncé que l’émirat de Dubaï (membre des EAU) pourrait recevoir une aide supplémentaire soit de la part du gouvernement fédéral des Emirats arabes unis soit de l’émirat d’Abou Dhabi. Un coup de pouce non négligeable pour Dubai, ce dernier ayant des échéances bancaires à honorer en 2010.

La semaine dernière, Abou Dhabi a d’ores et déjà prêté à Dubaï dix milliards de dollars, dont 4,1 milliards de dollars destinés au promoteur immobilier Nakheel. Ce derneir devant rembourser des obligations islamiques (sukuks).

Dimanche, le quotidien The National avait laissé entendre que le conglomérat pourrait proposer le paiement de toutes ses dettes à “moyen terme” lors des négociations en cours. Une solution peu réaliste selon nombre d’analystes.

Deux hauts responsables de Dubaï - dont le chef du Comité fiscal suprême de l’émirat cheikh Ahmed Ben Saïd Al-Maktoum - ont toutefois assuré à leurs interlocuteurs que cette option était “une possibilité à moyen terme”, si l’on en croit le journal … contrôlé par le gouvernement de l’émirat d’Abou Dhabi.

 

Sources : Reuters, AFP

 

 

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